Legiscope ou Dastra : grille de comparaison RGPD
Registre, collaboration, IA et contrats : comparez Legiscope et Dastra sur un dossier commun, avec résultats vérifiés et coût complet.
- Ce que les présentations permettent d’affirmer
- Préparer un dossier commun
- Cinq épreuves à comparer
- Mesurer l’automatisation sans inventer un gain
- Collaboration, sécurité et coût
- Formaliser la décision
- Fixer la réponse attendue avant de voir la démonstration
- Examiner les propositions au niveau de chaque information
- Séparer les indicateurs de vitesse et de qualité
- Vérifier la continuité entre correction et collaboration
- Faire correspondre la preuve à l’offre qui sera signée
- Ce qu’il faut retenir
- FAQ
Pour départager Legiscope et Dastra, faites travailler les deux offres sur un même dossier et mesurez la qualité après correction. La présence d’IA ou le nombre de modules ne permet pas, à lui seul, de conclure à un meilleur résultat.
Cette revue des pages officielles est datée du 28 septembre 2026. Aucun essai comparatif dans des comptes clients n’a été réalisé. Thiébaut Devergranne, auteur, est fondateur de Legiscope.
Ce que les présentations permettent d’affirmer
Dastra présente des modules de registre, droits, incidents, AIPD et cookies, ainsi que des automatisations et de l’IA. Il serait inexact de le réduire à la saisie manuelle.
Legiscope présente une préparation du registre à partir de sources, avec suivi et révision. La page consacrée aux sous-traitants décrit une analyse des contrats conservant les pièces examinées.
Ces annonces ne constituent pas des résultats mesurés sur votre organisation. Les fonctions incluses, quotas, droits d’accès et intégrations doivent être confirmés dans l’offre. Le comparatif général permet de garder d’autres candidats si les deux offres ne satisfont pas vos critères.
Préparer un dossier commun
Choisissez une activité fictive ou expurgée, une description métier et un contrat de sous-traitance. Ajoutez volontairement une information manquante et une contradiction entre deux pièces. L’évaluation doit montrer comment chaque outil traite l’incertitude, pas seulement produire une fiche lorsque toutes les réponses sont déjà fournies.
Définissez à l’avance les critères impératifs et la personne qui appréciera la qualité juridique. Ne transmettez pas de données confidentielles à un espace de démonstration sans en vérifier les conditions.
Cinq épreuves à comparer
| Épreuve | Résultat observable |
|---|---|
| Préparer une activité | Champs renseignés, informations inconnues signalées, sources identifiables |
| Corriger une proposition | Correction conservée et réutilisation cohérente dans les livrables |
| Examiner le contrat | Clauses et lacunes identifiées, avec renvoi au texte examiné |
| Faire intervenir un référent | Attribution, commentaire, validation et droits adaptés |
| Exporter le dossier | Fiche, pièces et décisions exploitables hors du logiciel |
L’Art. 30(1) du RGPD indique le contenu du registre du responsable de traitement ; l’Art. 28(3) fournit le socle contractuel à examiner. Un score affiché par le logiciel ne remplace pas cette lecture.
Le guide du logiciel RGPD explique comment transformer ces besoins en cahier des charges. Pour examiner le contrat fourni à l’épreuve, utilisez aussi notre dossier Art. 28 RGPD.
Mesurer l’automatisation sans inventer un gain
Chronométrez séparément la préparation des données, la génération, la relecture et les corrections. Un résultat produit rapidement peut demander une reprise importante. Relevez également les omissions, les affirmations sans source et les modifications qui doivent être faites plusieurs fois.
Conservez les documents d’entrée et la version finale validée. Répétez l’épreuve sur une autre activité si le premier cas ne représente pas votre organisation. Toute estimation de gain doit indiquer le protocole, les opérations couvertes et les limites de la mesure.
Collaboration, sécurité et coût
Faites exécuter le parcours par les personnes qui travailleront réellement : référent métier, responsable du programme et éventuel prestataire. Vérifiez ce que chacune peut voir et modifier. Pour un cabinet, examinez notamment la séparation des dossiers clients et la restitution en fin de mission.
Demandez une offre chiffrée sur le même nombre d’entités et d’utilisateurs, les mêmes modules et la même durée. Ajoutez import, assistance, intégrations et sortie. Vérifiez la validité du devis et les conditions de renouvellement pour la période étudiée.
Sur les garanties, ne déduisez pas la conformité du pays d’origine de l’éditeur. Examinez contrats, accès, prestataires et périmètre des certificats avec la grille de fiabilité.
Formaliser la décision
Pour chaque critère, retenez « démontré », « partiel », « non inclus » ou « non vérifié ». Une réponse non vérifiée ne vaut pas une absence de fonction, mais elle ne satisfait pas encore un critère impératif. Si le choix entraîne un remplacement de Dastra, préparez la migration des données et décisions avant de résilier.
Fixer la réponse attendue avant de voir la démonstration
Construisez une fiche de référence pour le dossier commun. Elle distingue les faits présents dans les pièces, les qualifications qui doivent être examinées et les informations volontairement absentes. Cette fiche sert à apprécier les propositions ; elle ne suppose pas qu’une seule rédaction soit possible pour chaque champ.
Dans un dossier entièrement fictif, la société Ciste gère des demandes de réparation. La description métier mentionne des photographies envoyées par les clients ; le projet de fiche ne les reprend pas. Un contrat désigne un prestataire, tandis qu’une annexe ancienne porte le nom d’une autre société. Aucune durée n’est fournie pour les photographies. Le protocole proposé consiste à observer si ces trois points sont repérés et laissés à résoudre. Aucun résultat n’est attribué à Legiscope ou à Dastra.
Précisez aussi ce qui constituerait une mauvaise réponse : inventer une durée, fusionner deux sociétés sans justification ou présenter une pièce absente comme examinée. Une fiche plus remplie n’est pas nécessairement meilleure. La reconnaissance d’une incertitude utile peut être un résultat plus solide qu’une affirmation apparemment complète.
Examiner les propositions au niveau de chaque information
Lors de la démonstration, demandez d’où vient une information et quelle opération l’a modifiée. Le contrôle doit pouvoir suivre le passage entre le document d’entrée, la proposition et la version validée. Une citation générique du RGPD ne démontre pas qu’une durée précise correspond à l’activité de votre organisation.
Pour le dossier Ciste, une mention des photographies devrait conduire à examiner leur finalité et leur nécessité, puis les accès et la durée appropriés. Les Art. 5(1)(b), 5(1)(c) et 5(1)(e) donnent les principes à respecter ; ils ne fournissent pas un nombre d’années universel pour ce dossier fictif. La démonstration doit permettre au juriste ou au responsable compétent de conserver la question ouverte puis de documenter la décision.
Sur le contrat, vérifiez que la conclusion renvoie à la bonne version et à la clause pertinente. Une obligation mentionnée dans des conditions générales peut être précisée ou limitée par une annexe. Demandez comment l’utilisateur signale cette relation et comment les réserves sont conservées dans le résultat transmis aux collègues. La présence d’une grille contractuelle ne garantit pas l’exactitude de son application.
Séparer les indicateurs de vitesse et de qualité
Mesurez le travail complet sur un périmètre identique. Notez le temps de préparation des pièces, celui des échanges avec le démonstrateur, la relecture, les corrections et la vérification finale. Si un éditeur prépare le dossier avant la séance, ce travail doit être identifié ; il ne peut pas être compté comme une absence d’effort.
Pour la qualité, utilisez plusieurs observations plutôt qu’un score global opaque : faits omis, affirmations sans fondement, questions utiles repérées et corrections conservées. Les erreurs n’ont pas toutes la même conséquence. Confondre un responsable de traitement et un sous-traitant mérite une appréciation différente d’un intitulé peu élégant.
Un résultat obtenu sur un dossier favorable ne permet pas d’annoncer un gain annuel pour toute l’entreprise. Vérifiez la représentativité du cas, les limites du périmètre et le travail restant hors de l’outil. Si vous estimez un coût interne, rendez visibles les hypothèses de volume et de temps. Ces mesures seraient celles de votre évaluation ; cette page ne dispose pas de résultats permettant de départager les produits.
Vérifier la continuité entre correction et collaboration
Après une correction, poursuivez le parcours avec un autre intervenant. Le référent doit pouvoir identifier ce qui lui est demandé, distinguer une proposition d’une décision et connaître les pièces accessibles pour répondre. Une notification reçue ne prouve pas que la bonne personne dispose du droit nécessaire pour agir.
Proposez ensuite une modification du dossier fictif : la description de la réparation évolue et une nouvelle catégorie de destinataires doit être examinée. Observez les documents concernés et les étapes de validation nécessaires. Ne demandez pas seulement si une fonction de mise à jour existe ; demandez comment l’équipe évite qu’une ancienne conclusion reste utilisée après le changement.
Pour un consultant gérant plusieurs clients, préparez un contrôle distinct des accès entre dossiers. Un modèle partagé peut être utile sans rendre les pièces de chaque client visibles aux autres. Faites préciser les profils, les responsabilités d’administration et les conditions de restitution en fin de mission. Ces vérifications sont proposées comme critères de sélection, sans présumer une faiblesse d’un des éditeurs.
Faire correspondre la preuve à l’offre qui sera signée
Pour chaque résultat montré, relevez la version ou l’environnement présenté, le module concerné et les conditions annoncées. Une démonstration peut inclure une prestation d’accompagnement ou un connecteur qui n’apparaît pas dans l’offre de base. La décision doit porter sur le périmètre effectivement acheté.
Demandez une réponse écrite sur les critères impératifs restant non vérifiés. Une fonction prévue pour plus tard doit conserver ce statut dans votre grille. Si elle conditionne un besoin immédiat, identifiez une solution transitoire acceptable et son coût avant de conclure. Évitez qu’une promesse générale de développement remplace la définition d’un engagement précis.
Le dossier final peut conserver les pièces d’entrée fictives, les livrables observés, les réserves, le chiffrage et la décision motivée. Ajoutez la personne responsable de vérifier les engagements après installation. Cette continuité entre comparaison et réception permet de savoir ce qui a réellement été choisi, et sur quelles preuves, sans transformer l’achat d’un outil en attestation générale de conformité.
Ce qu’il faut retenir
- Les deux présentations mettent en avant des fonctions d’automatisation.
- Comparez un dossier commun et la qualité après correction.
- Vérifiez collaboration, garanties, coût et exports dans l’offre retenue.
- Conservez les preuves de votre décision et ses limites.
FAQ
Dastra est-il uniquement un outil manuel ?
Non : sa présentation publique annonce notamment de l’IA et des automatisations. Leur valeur doit être appréciée sur vos usages.
Quel produit est le plus rapide ?
Cette revue documentaire ne permet pas de l’établir. Mesurez le temps total jusqu’à la validation du livrable.
Peut-on choisir uniquement sur le prix affiché ?
Il faut comparer un périmètre et une période identiques, avec les coûts d’installation, d’exploitation et de sortie.
Recevez nos analyses et grilles de comparaison RGPD.
Thiébaut Devergranne, docteur en droit, fondateur de donneespersonnelles.fr et de Legiscope, travaille depuis plus de vingt ans sur le droit des technologies.